Histoire du village

Les débuts (1833-1900)

Des milliers d’années avant l’arrivée des pionniers européens dans la vallée de la rivière Ellis, les Mi’kmaq connaissaient le territoire qui allait devenir Wellington comme le fond de leur poche. Ils ont dû se déplacer par terre depuis la rivière Haldimand jusque vers la rivière Ellis afin d’atteindre le détroit de Northumberland puis la baie de Malpèque. En fait, on connaît encore le village d’Urbainville, situé tout près, sous le nom du « Portage ».

Dès 1900, entre 25 et 30 familles Mi’kmaq séjournaient près du village, où ils érigeaient leur tente le long d’un petit ruisseau, appelé Indian Brook, qui se jette dans la rivière Ellis, à l’extrémité opposée de l’étang d’épuration. La migration printanière annuelle de l’île Lennox vers Wellington a pris fin vers la fin des années 1940. Toutefois, des visites occasionnelles ont continué jusque vers le début des années 1960, alors que les Mi’kmaq vendaient leurs paniers de porte à porte.

Le village tel qu’on le voit aujourd’hui est situé dans la vallée de la rivière Ellis, tout près de la limite de la marée. Sa topographie est un terrain de niveau, presque sans élévation, allant du niveau de la mer jusqu’à peine 8 mètres. La nappe phréatique, très étendue, se situe très près de la surface, près de la rivière.

Le premier Européen connu à venir s’établir dans la région de Wellington a été John Kent, un Irlandais, arrive en 1833. D’autres familles ont joint la sienne, s’établissant sur les terres plus élevées, près du croisement entre le chemin Goodwin et la Route 2. L’établissement situé à ce que l’on appelle aujourd’hui Goodwin’s Corner était autrefois connu sous le nom de « Quagmire ». Les paroisses adjacentes de Baie-Egmont et de Mont-Carmel ont été fondées en 1812 par des familles acadiennes. En 1836, la première terre que l’on connait aujourd’hui sous le nom de village de Wellington était cédée en tenure aux frères Donald et William Campbell. Un schéma dessiné sur le bail illustre un barrage sur la rivière Ellis là où l’on a éventuellement construisit un moulin.

En 1862, les résidents de Quagmire décident qu’il est temps de renommer leur établissement sur la colline. Le nom « Quagmire » aurait été approprié pour décrire le terrain marécageux de la vallée de la rivière Ellis, mais c’était loin d’être intéressant pour qualifier une communauté qui tentait d’attirer de nouveaux résidents, le mot se traduisant par « bourbier ». À la suite d’une réunion visant à discuter du changement de nom, les résidents annoncent fièrement dans le journal local, le Examiner, que le nouveau nom choisi est Wellington. L’on ne sait pas pourquoi ils ont choisi Wellington, mais cela avait sûrement à voir avec le respect porté envers Arthur Wellesley, Duc de Wellington, et premier ministre de l’Angleterre en 1828, celui-là même qui vainquit Napoléon lors de la bataille de Waterloo en 1815. De nos jours, la seule référence qui reste du nom quagmire est le nom du vieux pont qui enjambe la rivière Ellis, près de Day’s Corner.

Sir Arthur Wellesley, premier duc de Wellington

Sir Arthur Wellesley, premier duc de Wellington

On peut se demander pourquoi établir un village dans une vallée marécageuse, alors qu’il se trouve de bonnes terres hautes à proximité. Il y a là deux raisons : l’érection d’un moulin et le chemin de fer. De même, un partenariat d’affaires fortuit entre deux grands innovateurs : John Barlow et Joseph-Octave Arsenault.

En 1859, John Barlow vend ses moulins situés à Bideford et emménage à Quagmire pour exploiter un moulin qui plus tard fera partie des moulins Barlow. En quelques années à peine, l’entreprise de John Barlow prend de l’expansion et il agrandit ses moulins à carder, à moudre et à scier, si bien que vers le milieu des années 1870, son exploitation devient l’une des plus modernes et progressives de la province.

En 1865, Joseph-Octave Arsenault ouvre un magasin général à Abram-Village. Dès 1867, il représentait les résidents de la 3e circonscription du comté de Prince à titre de membre de l’Assemblée législative. Bien branché dans le milieu politique, il devait sans doute savoir que le chemin de fer de l’Île-du-Prince-Édouard passerait par la région, en direction ouest.

Joseph-Octave Arsenault et John Barlow étaient loin de se douter qu’ils deviendraient des partenaires d’affaires : l’un étant Acadien et l’autre Anglais, l’un catholique et l’autre protestant, l’un marchand, l’autre meunier. Toutefois, les deux hommes avaient un objectif commun : celui de voir leur entreprise respective devenir prospère en veillant à ce que la compagnie de chemin de fer construise une gare dans la vallée et non sur la colline, près de Goodwin’s Corner. Ils se rendirent compte tous les deux que la gare deviendrait un pôle d’attraction, le point central d’une nouvelle colonie prospère.

Dessin des moulins Barlow – tel que figurant dans l’Atlas Meacham de 1880

En 1874, les premiers trains traversent la vallée de la rivière Ellis. La même année arrivent les premières familles acadiennes : celles de Fidèle (Tom) Arsenault, gérant du nouveau magasin de J.-O. Arsenault, et de Joseph (Carisse) Arsenault, le premier agent de gare. Ainsi le village connu autrefois sous Barlow’s Mills et Quagmire Mills prend alors le nom de Wellington Station. On y ajoute le mot anglais « Station » qui signifie gare afin de distinguer le village de celui de l’établissement situé à Goodwin’s Corner, aujourd’hui appelé Wellington Centre.

Entre 1874 et 1900, le village change radicalement :

  • On inaugure le nouveau chemin de Baie-Egmont (aujourd’hui promenade Sunset) en 1880;
  • On inaugure le chemin menant à Day’s Corner en 1881;
  • Docteur Alfred Joudion, premier médecin résident, arrive de France vers 1880;
  • Le bureau de poste de Wellington Station ouvre en 1883;
  • On construit l’église méthodiste de Wellington en 1888, sur un terrain cédé par John Barlow;
  • On construit la première école en 1888; elle accueille tant les élèves anglophones qu’acadiens. L’école est érigée sur un terrain cédé par John Barlow, à l’aide de matériaux et de mobilier qu’il a lui-même fournis.
  • Le Parc Lakeside offre pour la première fois en 1893 des courses sous harnais; les spectateurs viennent à l’inauguration depuis Summerside à bord d’un train affrété spécialement pour l’occasion.
  • Fidèle (Thaddée) Poirier inaugure l’Hôtel Poirier en 1900.
Le développement des voies de communication de Wellington

Le développement des voies de communication de Wellington

Au tournant du 20e siècle, Wellington est voué à une croissance considérable, étant devenu un centre commercial régional d’importance avec une population en croissance également.

Wellington se transforme (1900-1959)

Le magasin général joue un rôle primordial dans le développement de la communauté, puisque la plupart du temps, il achète des produits locaux et les vend. Au dix-neuvième siècle, l’argent se faisant rare, les temps étaient durs pour les agriculteurs et pêcheurs de l’époque. Un marchand prospère offrait donc une vaste variété de produits et de services. Le même principe s’applique pour le meunier qui prenait la laine, le grain ou le bois d’œuvre en retour pour son travail.

John Barlow meurt en 1894. Son fils William reprend l’exploitation des moulins à carder, à moudre et à scier. Joseph-Octave Arsenault, quant à lui, meurt en 1897. Son fils Joseph-Félix lui succède dans l’entreprise. En 1899, Joseph-Félix Arsenault entreprend de construire un nouveau magasin. La structure est imposante, mesurant 30,5 mètres sur 14,6 mètres et se dresse sur trois étages et demi. Ce nouveau magasin est érigé sur le côté ouest du chemin Mill, à l’intersection de la promenade Sunset. Il ouvre en 1900 et promet « le dernier cri en matière de style et de conception ».

Le magasin J.O. Arsenault & Cie – Sans doute le jour de son ouverture officielle en 1900

Au début du vingtième siècle, d’autres entreprises voient le jour. On transportait le bétail par chemin de fer jusque vers Terre-Neuve. Les marchands de Wellington troquaient des produits de l’agriculture, du bois d’œuvre, du homard ainsi que d’autres produits fabriqués localement, par exemple de la brique et de la tuile. Une entreprise locale fabriquait des conserves et une fabrique de beurre locale vit le jour sous le nom de Wellington Dairying Co.

Wellington regorgeait de gens de métier offrant divers services essentiels tels un cordonnier, un forgeron, un sellier, un constructeur de chariot, un tonnelier, un tailleur, un barbier, un chapelier, un menuisier, un professeur de musique et même un docteur en médecine vétérinaire spécialisé en soins dentaires vétérinaires!

Le Club littéraire et dramatique de Wellington vit le jour en 1902, par suite de l’émergence de l’activité sociale. On y a présenté des pièces de théâtre jusqu’au début des années 1970. La fanfare de Wellington, formée en 1890, a été l’objet d’une grande fierté communautaire pendant de nombreuses années. Des citoyens ont même construit un kiosque à musique en face de l’école du village, à l’aide de bois d’œuvre cédé par les Moulins Barlow. La fanfare du village et sa troupe de théâtre se déplaçaient par train, offrant des prestations partout dans l’ouest de la province.

La salle communautaire était le point central de chaque village, et cela ne faisait pas exception à Wellington. La première salle était d’allure modeste, soit le deuxième étage du magasin de Robert Nelson. La première vraie salle communautaire ouvre ses portes en 1928 sur une parcelle de terrain située à côté de l’école de Wellington Station, au croisement de la rue Commercial et de la promenade Sunset d’aujourd’hui. L’endroit est devenu le point de mire des danses, pièces de théâtre, réunions et concerts.

En 1906, on vend l’ancien magasin de J.O. Arsenault & fils, pour l’exploiter sous le nom d’Arsenault & Gaudet Ltée. Les propriétaires en sont Fidèle (Tom) Arsenault et Emmanuel F. Gaudet.  F.T. Arsenault, natif de Baie-Egmont, déménage à Wellington en 1874 pour devenir le gérant du magasin de J.-O. Arsenault, avant d’ouvrir son propre magasin en 1899.  E.F. Gaudet, natif de Miscouche, qui a enseigné à l’école de  Wellington, entreprend par la suite des études commerciales au Charlottetown Business College.

L’entreprise Arsenault & Gaudet vendait de tout : depuis de la machinerie agricole jusqu’aux chapeaux, avec à son compte douze employés, dont plusieurs étaient des femmes fabriquant des chapeaux et des robes. Pendant de nombreuses années, le bureau de poste du village était situé dans le magasin. L’entreprise exploitait également une charrette de livraison qui parcourait la campagne afin de livrer l’épicerie et acheter des œufs en retour. Le magasin disposait même de sa propre station électrique Delco, installée en 1918, bien avant que l’électrification des campagnes amène l’électricité aux résidents du village. On pourrait dire que le magasin était comme un Walmart de son époque!

L’arrivée de la Première Guerre mondiale a été pour les gens de Wellington un temps de sacrifices et de service pour la patrie, comme ce fut le cas pour les autres communautés de l’Île. De nombreux jeunes hommes partirent pour l’étranger, dont certains ne reviendraient jamais. Ceux qui sont revenus ont apporté avec eux des histoires de grands actes de bravoure.

Puis à peine une dizaine d’années après la fin de la Grande Guerre, le village a connu la Grande Dépression de 1929. L’une des retombées de cette époque difficile a été la mise sur pied d’une nouvelle forme d’entrepreneuriat très novateur, soit la coopérative. La Société coopérative des agriculteurs vit le jour en 1916 et a été exploitée avec un succès mitigé jusqu’en 1926. En 1937, la Coopérative de Wellington ouvre un nouveau magasin dont le premier gérant est Cyrus F. Gallant. Quoique le magasin ne soit pas devenu un succès financièrement, il portait concurrence à celui d’Arsenault & Gaudet et offrait ainsi une option différente du modèle d’entreprises à but lucratif.

En dépit de nombreux défis, Wellington a continué de prospérer :

  • Un bureau de téléphonie ouvre en 1927;
  • On construit une patinoire intérieure en 1930;
  • On inaugure la bibliothèque du village en 1934;
  • La première caisse populaire commence son exploitation en 1937;
  • On relie le village au réseau électrique provincial en 1948.

Durant la Seconde Guerre mondiale, une fois de plus les résidents de Wellington répondent à l’appel de la patrie en envoyant de jeunes hommes à la guerre. Un nombre de vétérans de la Première Guerre ont également servi dans les Forces armées au Canada. On a transmis leur histoire grâce aux clients qui s’amassaient dans le salon de barbier de Rufus MacLure tous les samedis matin.

Autrefois le point central du village, les Moulins Barlow traversent une période difficile. La Wellington Milling Co. achète l’exploitation en 1917. Peu après, les nouveaux propriétaires tentent de vendre, sans succès. On a éventuellement réduit l’exploitation au seul moulin à scier. En 1965, le moulin est fermé pour de bon, par Jack Barlow, arrière-petit-fils du fondateur.

La coopérative des producteurs acadiens (l’Acadienne) ouvre ses portes en 1955. En 1961, la coop achète la provenderie de C.F. Gallant, et ajoute de nouveaux produits et services à ceux existants : commerce de pommes de terre, machinerie agricole acquise en coopération, achats groupés d’engrais, de chaux, d’aliments pour animaux ainsi que de bouillie de pulvérisation agricole. Les agriculteurs paient leurs achats du printemps avec leur récolte en automne.

L’équipe de hockey des Wellington Battlers devient la fierté et la joie du village. Les équipes et les supporters se déplacent depuis et vers Wellington en train, en traîneau à cheval ou dans la boîte des camions afin de prendre part aux matches joués à Saint-Nicholas, Baie-Egmont, Mont-Carmel, Lot 16, O’Leary, et l’île Lennox. La rivalité entre les équipes était très forte, et les champions de la ligue avaient le privilège de présenter le trophée A.E. MacLean Prince County Intermediate C League, hautement convoité, bien en vue dans leur communauté. Au début des années 1960, ce trophée a trôné pendant bien des années sur l’étagère du restaurant Alta.

Les Wellington Battlers en 1956

Les Wellington Battlers en 1956

Deux incidents qui sont survenus en 1958 ont fait que Wellington a attiré l’attention de l’extérieur. Le premier incident survenu le 13 février 1958, est un incendie majeur qui a ravagé la coop de Wellington ainsi que trois entrepôts appartenant à Arsenault & Gaudet. Par suite de cet incendie, les villageois ont exigé un service d’incendie.

Le second incident majeur a été l’arrivée dans le village d’une immense plate-forme de forage pétrolier appartenant à l’Imperial Oil, qui a été amenée sur 25 wagons plats de chemin de fer, à peine quelques jours après le grand incendie. L’emplacement de forage, sis près de Saint-Raphaël, n’a pu procurer une quantité suffisante de pétrole ni de gaz naturel pour exploitation commerciale. On démantèle alors la plate-forme  en juillet et on la déplace dans la région de Tyne Valley.

Lendemain du grand incendie

 

Plate-forme de forage de l’Imperial Oil

Plate-forme de forage de l’Imperial Oil

Sur une note plus optimiste, notons qu’on a asphalté le chemin allant de Day’s Corner jusqu’au centre du village en 1957. Ainsi, plus besoin de s’inquiéter de voir son lavage du lundi matin sali par la poussière sur la corde à linge!

Wellington moderne (de 1960 à nos jours)

L’année 1959 amène un vent de changement dans l’organisation du village. On avait entrepris les premières démarches pour incorporer officiellement le village en 1954. Un plébiscite tenu cette année-là a défait la motion d’incorporation. On reprend l’idée cinq ans plus tard et, en avril 1959, l’on forme officiellement le village incorporé de Wellington, avec Cyrus E. (Gil) Gallant à la présidence de la commission du village.

Plus tard dans l’année, on établit le service d’incendie de Wellington avec Cédric (Edmund) Arsenault comme chef-pompier et Edward Arsenault comme capitaine. L’incendie de 1958 fit réfléchir les villageois sur le besoin d’une protection accrue contre les incendies. Le nouveau service d’incendie réussit à convaincre le village de se procurer un camion-citerne de 800 gallons, un surplus de guerre, au coût faramineux de 1 800 $.

Le service d’incendie de Wellington en 1965

Rangée arrière : Roger A., Maxime A., Julien A., Paul A., Cédric G., Léo R., Cédric A., Clifford A., Adolphe R.
Premier rang : Abel A., Ernest A., Edward A., Ivan A., Edmond C., Raymond G., Peter A., Frank A.

Le deuxième camion-citerne de Wellington en 1970

En 1963, les contribuables votent en faveur de l’installation d’un nouveau système de collecte et de traitement des eaux d’égout. On installe les canalisations le long des rues principales afin de relier les résidences et les entreprises. Lorsqu’on creusa le long du chemin Mill, devant le bureau de poste, on trouva un vestige intéressant du tout premier chemin menant au village. On trouva par-dessus le terrain marécageux une couche de branches de conifères avec les aiguilles encore sur les branches! Ensuite, une couche de chemin de rondins, également bien conservée; par-dessus cela, une couche de schiste, ensuite du gravier et, enfin, la surface asphaltée. Le nouveau système d’épuration, avec son étang d’épuration a été complété en 1965.

La transition de Wellington en une banlieue et un centre de services régional, a réellement débuté lorsque les gens commencèrent à se déplacer plus facilement en voiture vers Summerside pour travailler et faire des emplettes. En fait, l’apparition d’un réseau routier amélioré mit fin à l’ère du transport de passagers par train. Le service de transport ferroviaire des passagers prit fin en 1968 et, avec le temps, on commença à transporter de moins en moins de fret par train. Ainsi Wellington se transforma : d’un pôle d’attraction prospère dont le moteur économique était constitué de magasins, de moulins, de gens de métier et d’artisans, le village est devenu un environnement de banlieue, un endroit où il fait bon vivre et élever une famille, et d’où l’on se déplace pour aller travailler ailleurs.

De nouveaux services s’établissent à Wellington :

  • Les logements pour personnes âgées Crescent Court voient le jour en 1963;
  • On établit la Caisse populaire Évangéline en 1970 (aujourd’hui la Caisse populaire Évangéline-Central Credit Union);
  • On met sur pied le Club des garçons et des filles en 1973;
  • Le Centre de santé Évangéline ouvre ses portes en 1977;
  • On ouvre le Centre de services régional en 1982 (aujourd’hui Accès Î.-P.-É);
  • La nouvelle filiale 17 de la Légion royale canadienne ouvre ses portes en 1982;
  • La Place du Village ouvre en 1988, et prend de l’expansion en 1990 afin d’accueillir le magasin de la coop de Wellington;
  • La Coopérative le Chez-Nous ouvre ses portes en 1993;
  • Le Collège de l’Acadie, maintenant le Collège de l’Île, ouvre ses portes en 1995;
  • Le Réseau de développement et d’employabilité (RDÉE) est créé en 1999;
  • La coopérative d’hébergement le Bel-Âge voit le jour en 2005.

Durant cette période toutefois, d’autres éléments bien ancrés dans le paysage du village disparaissent :

  • Les Moulins Barlow ferment leurs portes pour de bon en 1965 et l’on démolit les bâtiments restants; seul le premier étage du moulin à broyer le grain demeure, servant d’étable pour le bétail sur la propriété de Blair Barlow;
  • Arsenault & Gaudet ferme en 1972 et l’on démolit le magnifique bâtiment qui abritait le magasin en 1980;
  • L’on ferme les deux écoles du village dans les années 1970, les écoles anglaise et française de Wellington, victimes de la consolidation;
  • La gare de chemin de fer, ayant été le point central de la vie villageoise pendant 98 ans, est démolie en 1973;
  • La coopérative des producteurs acadiens (l’Acadienne) se démet de sa charte en 1978 et le service d’incendie brûle l’entrepôt en 1980;
  • En 1981, Docteur Reid met fin à sa pratique; Wellington est sans médecin résident pour la première fois en plus de cent ans;
  • À l’automne de 1988 passe le dernier train par le village de Wellington.

De nos jours, Wellington est une communauté dynamique avec plus de 400 résidents. Sa population est stable et le village dispose d’une main-d’œuvre bien établie, dont nombre œuvrent dans les métiers, dans le secteur des services, en finances et en administration. Selon le recensement du Canada de 2011, 55 % des résidents ont déclaré avoir le français comme langue maternelle. Le revenu moyen y est plus élevé que la moyenne provinciale, de même que l’âge moyen de ses résidents; cela est dû principalement au fait de l’existence des résidences pour personnes âgées le Chez-Nous et le Bel-Âge.

Le village accueille la seule institution postsecondaire de langue française de la province, le Collège de l’Île. On a transformé l’ancien chemin de fer en un sentier de randonnée, le Sentier de la Confédération. Des milliers de visiteurs se rendent dans le village, traversant la rivière Ellis par le même pont en acier qui autrefois accueillait les trains. L’emplacement des anciens Moulins Barlow a été transformé en un magnifique parc municipal, parmi l’un des plus beaux de la province, le parc Old Mills. L’imposant pont pédestre qui enjambe l’étang Barlow est devenu un point de mire des photographes, à l’occasion de mariages, d’anniversaires et autres.

En cette année du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, le village de Wellington célèbre sa riche histoire et c’est avec fierté qu’il souhaite la partager avec ses résidents tout comme les visiteurs. Nous espérions que vous avez apprécié ce retour dans le passé.

Étang Barlow – Début des années 1900

 

Lorne Bell sur l’étang Barlow – fin des années 1930

 

Panorama de Wellington en 1937

 

La rivière Ellis et le parc Old Mills en 2015

 

Le Sentier de la Confédération et la rivière Ellis en 2017

 

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